Por las ramas


POR LAS RAMAS. Citas literarias sobre los mercados
Les Halles fue el mercado de abastos más grande de París hasta 1968, llegando a ocupar más de 10 hectáreas en el centro de la ciudad. Zola describe entre frutas, verduras, carnes, pescados, embutidos y quesos, la vida cotidiana de la sociedad parisina en torno al nuevo mercado central de Les Halles de París, gigantesco edificio metálico con muros de cristal, que fue una de las construcciones parisinas más relevantes del II Imperio, construido entre 1854 y 1870 por Víctor Baltard, para lo que fue necesario derruir casi por completo un barrio medieval, quedando sólo la iglesia de San Eustaquio. Dice el personaje Claude Lantier a Florent, refiriéndose al contraste antigüedad-modernidad (piedra-metal): “es una curiosa coincidencia ese trozo de iglesia enmarcado bajo esa avenida de hierro colado…”
En este extracto Florent descubre el nuevo mercado de Les Halles que no había visto desde hacía 7 años:

Il n'eut plus qu'une pensée, qu'un besoin, s'éloigner des Halles. Il attendrait, il chercherait encore, plus tard, quand le carreau serait libre. Les trois rues du carrefour, la rue Montmartre, la rue Montorgueil, la rue Turbigo, l'inquiétèrent : elles étaient encombrées de voitures de toutes sortes ; des légumes couvraient les trottoirs. Alors, il alla devant lui, jusqu'à la rue Pierre-Lescot, où le marché au cresson et le marché aux pommes de terre lui parurent infranchissables. Il préféra suivre la rue Rambuteau. Mais, au boulevard Sébastopol, il se heurta contre un tel embarras de tapissières, de charrettes, de chars à bancs, qu'il revint prendre la rue Saint-Denis. Là, il rentra dans les légumes. Aux deux bords, les marchands forains venaient d'installer leurs étalages, des planches posées sur de hauts paniers, et le déluge de choux, de carottes, de navets recommençait. Les Halles débordaient. Il essaya de sortir de ce flot qui l'atteignait dans sa fuite ; il tenta la rue de la Cossonnerie, la rue Berger, le square des Innocents, la rue de la Ferronnerie, la rue des Halles. Et il s'arrêta, découragé, effaré, ne pouvant se dégager de cette infernale ronde d'herbes qui finissaient par tourner autour de lui en le liant aux jambes de leurs minces verdures. Au loin, jusqu'à la rue de Rivoli, jusqu'à la place de l'Hôtel-de-Ville, les éternelles files de roues et de bêtes attelées se perdaient dans le pêle-mêle des marchandises qu'on chargeait ; de grandes tapissières emportaient les lots des fruitiers de tout un quartier ; des chars à bancs dont les flancs craquaient partaient pour la banlieue. Rue du Pont-Neuf, il s'égara tout à fait ; il vint trébucher au milieu d'une remise de voitures à bras ; des marchands des quatre-saisons y paraient leur étalage roulant. Parmi eux, il reconnut Lacaille, qui prit la rue Saint-Honoré, en poussant devant lui une brouettée de carottes et de choux-fleurs. Il le suivit, espérant qu'il l'aiderait à sortir de la cohue. Le pavé était devenu gras, bien que le temps fût sec ; des tas de queues d'artichauts, des feuilles et des fanes, rendaient la chaussée périlleuse. Il butait à chaque pas. Il perdit Lacaille, rue Vauvilliers. Du côté de la Halle au blé, les bouts de rue se barricadaient d'un nouvel obstacle de charrettes et de tombereaux. Il ne tenta plus de lutter, il était repris par les Halles, le flot le ramenait. Il revint lentement, il se retrouva à la pointe Saint-Eustache.
Le ventre de París
, Émile Zola (Chapitre 1)

Dickens describe el antiguo Smithfield Market en Oliver Twist, un gran mercado situado en el corazón de Londres, dedicado a la venta de ganado. Los lunes y los viernes se podían encontrar bueyes, corderos, terneras y cerdos; martes, jueves y sábado, paja y heno. Cuando Dickens describe el mercado en la novela ha cambiado su ubicación para poder así reordenar la zona centro de Londres. Durante la época victoriana se promovió su traslado fuera de la ciudad por motivos de salud pública. En 1860 se construyó el actual Smithfield Market.
Tiene sus orígenes en la Edad Media y fue el mercado de animales más importante de Londres a lo largo de 800 años. Daniel Defoe dice del Smithfield Market en 1726: “sin duda, el mayor mercado del mundo”. Y las cifras lo avalan: se estima que en el siglo XVIII se vendían más de 600.000 animales al año; en el siglo XIX, debido al incremento de la población, más de 200.000 cabezas de ganado y 1.500.000 ovejas llegaban al gran mercado a través de sus estrechos callejones.

It was market-morning. The ground was covered, nearly ankle-deep, with filth and mire; a thick steam, perpetually rising from the reeking bodies of the cattle, and mingling with the fog, which seemed to rest upon the chimney-tops, hung heavily above. All the pens in the centre of the large area, and as many temporary pens as could be crowded into the vacant space, were filled with sheep; tied up to posts by the gutter side were long lines of beasts and oxen, three or four deep. Countrymen, butchers, drovers, hawkers, boys, thieves, idlers, and vagabonds of every low grade, were mingled together in a mass; the whistling of drovers, the barking of dogs, the bellowing and plunging of oxen, the bleating of sheep, the grunting and squeaking of pigs, the cries of hawkers, the shouts, oaths, and quarrelling on all sides; the ringing of bells and roar of voices, that issued from every public-house; the crowding, pushing, driving, beating, whooping, and yelling; the hideous and discordant din that resounded from every corner of the market; and the unwashed, unshaven, squalid, and dirty figures constantly running to and fro, and bursting in and out of the throng; rendered it a stunning and bewildering scene, which quite confounded the senses.
Oliver Twist
, Charles Dickens (Chapter XXI. The Expedition)


Text&Foto: Rita Mura ©CAPgazette